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Comment les arbres peuvent-ils éviter le stress ?

4563 lectures / 1 commentaire29/07/2008, 15:33
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Aussi surprenant que cela puisse paraître, les humains ne sont pas les seules victimes du stress; les végétaux le sont également. Les changements de température, ou encore une trop forte luminosité, peuvent engendrer un déficit hydrique qui à son tour est source de pression pour les plantes. Comment les plantes parviennent-elles à se protéger du stress ? Une équipe de scientifiques de l'université du Pays Basque (Nord de l'Espagne) étudie actuellement les substances qui s'activent dans les plantes pour leur protection. L'équipe de recherche souhaite déterminer les espèces qui, dans des conditions environnementales difficiles, peuvent aider à la reforestation.

Il va sans dire que les hommes sont les premiers à nuire aux plantes. La déforestation et les incendies ont ravagé quelques-unes des plus belles régions forestières. Mais Mère Nature ne ménage pas les végétaux : températures extrêmes, précipitations faibles ou catastrophes naturelles, les plantes ne sont pas épargnées.

Le printemps est la meilleure saison pour les végétaux en raison des «conditions optimales», lorsque l'humidité ambiante est supportable et les températures sont normales. Viennent l'été, puis l'hiver, et les plantes doivent se contenter de sécheresses et de températures extrêmes. Tous ces facteurs déclenchent des périodes de stress intense pour les végétaux. Il est particulièrement difficile pour les plantes de faire face à la luminosité importante de l'été et l'hiver, étant donné qu'elles ne peuvent pas l'absorber entièrement. C'est ce que les scientifiques appellent le «stress photo-oxydatif».

Certaines espèces de végétaux ont la capacité de s'adapter à de telles situations et peuvent gérer le stress photo-oxydatif. D'autres n'ont pas cette chance. L'équipe de recherche du département de biologie et écologie de la faculté de science et technologie de l'université fait remarquer que l'impossibilité de dissiper le surplus d'énergie est responsable de la détérioration et de la mort des plantes.

Les arbres qui parviennent à combattre ce problème activent des composés chimiques qui les protègent, explique l'équipe de recherche EKOFISKO. Dirigée par le Dr. Txema Becerril, EKOFISKO souhaite découvrir les mécanismes de défense déclenchés lorsque la plante a besoin d'être protégée. L'équipe étudie le comportement des plantes dans des conditions de stress et mesure ensuite leurs substances photo-protectrices. Ces substances servent de biocapteurs du stress photo-oxydatif, déclarent-ils.

Les chercheurs ont déjà réussi à simuler les conditions estivales et hivernales en serre et dans les chambres de cultures de la faculté. Ces mesures ont permis aux scientifiques d'isoler les agents de stress et d'étudier leurs conséquences.

Les arbres à long cycle et autres espèces forestières sont en cours d'étude. Les scientifiques font remarquer que ces plantes doivent s'acclimater à leur environnement avant que le processus de reforestation ne débute. Ils évaluent les espèces présentant un intérêt écologique, économique et paysager, ainsi que les espèces caduques et les variétés pluriannuelles.

Les derniers résultats montrent que les plantes les plus robustes peuvent accumuler des antioxydants, dont de la vitamine E et des caroténoïdes spécifiques (une sorte de pigments non saturés jaunes ou rouges caractéristiques des plantes), et ensuite dissiper le surplus d'énergie.

En ce qui concerne le changement climatique, l'équipe de recherche déclare que les premières espèces victimes de la dégradation climatique sont les espèces autochtones de la communauté autonome du Pays Basque (CAPV). Plus particulièrement, les plantes du Sud sont les plus touchées, car c'est là que se rencontrent les régions de l'Atlantique et la Méditerranée.

En savoir plus

Références

D'après des informations communiquées par l'université du Pays Basque

Liens

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Auteur

© Communautés européennes, 1990-2008

1 commentaire sur cette actualité !

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commentaire Alain AIRAULT (Illkirch 67) - 30/07/2008, 00:12
La chûte des feuilles de platane que j'avais observée en me promenant en vélo les 12 et 13 Août 2003 sur Illkirch le long des canaux correspondait certainement à une réaction de protection des arbres face à la canicule qui sévissait depuis près de 10 jours et à la sécheresse extrême : les platanes éliminaient ainsi moins d'eau par transpiration foliaire. Les feuilles n'éiaient ni marron ni jaunes mais brun vert et tapissaient la piste comme en Novembre...
Une petite averse orageuse le 14 Août dans l'après-midi et une légère baisse du thermomètre (31 ou 32°C au lieu des 38°C atteints voire dépassés les jours précédant) fit cesser cette hémorragie, même si le temps restait chaud et presque sans pluie jusqu'au 28 Août. Suite à quelques pluies bienvenues, certains arbres refleurirent et des feuilles repoussaient comme au printemps début Septembre.
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