
crédit : OMM
Les fonds insuffisants et la peur de la récession ne devraient pas être des excuses freinant les actions qui visent à lutter contre le changement climatique. Les gouvernements ont un rôle clé à jouer : c’est à eux de fixer le prix du carbone pour les pollueurs. C’est ce qu’a indiqué un nouveau rapport de la Deutsche Bank.
La crise économique actuelle donne une possibilité historique aux gouvernements d’adapter leurs économies au défi climatique, la mise au point de leur infrastructure étant au cœur des solutions pour remédier à la crise financière, a indiqué Mark Fulton, à la tête des recherches de la Deutsche Bank en matière d’investissement dans le domaine du changement climatique, dans son rapport sur le changement climatique («
Investing in Climate Change 2009 – Necessity and Opportunity in Turbulent Times »).
Le rapport souligne le fait qu’en tant que secteur, le changement climatique a des avantages pour les investisseurs si les gouvernements arrivent à mettre en place un marché du carbone plus au moins prévisible en ce qui concerne les futurs prix pour les émissions de CO2.
Le débat autour du changement climatique s’écarte des coûts et des risques pour se concentrer sur la question de la capitalisation des possibilités d’action existantes, a déclaré M. Fulton.
Les compressions financières causées par la crise du secteur bancaire international et des marchés monétaires représentent un défi, pour lequel une solution peut être trouvée et qui ne devrait pas être une excuse pour rester inactif, a affirmé Kevin Parker, directeur général de l’asset management.
Ce rapport est publié alors que plusieurs Etats membres, notamment l’Italie, la Pologne et un certain nombre d’autres pays de l’Europe centrale et orientale, s’élèvent contre de possibles implications budgétaires visant à réduire radicalement l’empreinte du carbone dans leurs économies pour atteindre l’objectif de l’UE de réduire de 20 % d’ici 2020 les émissions de CO2.
C’est peut-être de notre faute, les coûts réels du paquet énergie et climat de l’UE n’ayant pas été clairement expliqués à certain pays, a indiqué le commissaire à l’Environnement Stavros Dimas le 17 octobre à Bruxelles. Cette déclaration a été faite à la suite du sommet de l’UE des 15-16 octobre, qui a révélé des divergences profondes entre les Etats membres sur la question de la manière dont l’UE devrait réaliser ces ambitions écologiques.
Mais M. Dimas, qui est « horrifié » par la position de l’Italie, considère également que les calculs du prix effectués par certains gouvernements sont complètement disproportionnés. Il croit qu’un grand nombre de pays européens devraient utiliser la crise comme une opportunité pour innover et pour préparer un avenir à faible teneur en carbone.
La question sera au centre des négociations entre les Etats membres, le délai fixé à la fin de l’année pour adopter
le paquet énergie et climat s’approchant à grand pas et l’accord étant attendu lors du prochain sommet de l’UE qui devrait avoir lieu les 11-12 décembre. Entre temps, les législateurs européens travaillent avec acharnement sur les détails de cet accord dans des discussions tripartites, se déroulant à huit clos, entre la Commission, le Parlement et les représentants des Etats membre du Conseil.
En savoir plus
Source
Changement climatique : la Deutsche Bank voit des possibilités d'action malgré la déroute économique [FR] - EurActiv.com
Liens
Notre dossier sur
le changement climatique
En discuter sur
notre forum dédié au changement climatiqueActualités connexes
02/07/2007
Le climat et l'énergie représentent des menaces majeures pour l'agriculture européenneAuteur
EurActiv.com