Recevoir gratuitement et régulièrement la lettre d'information notre-planete.info

Le site de référence en environnement,
développement durable et
changements climatiques
english deutsch   accueil recommander plan du site imprimer Actualités > L’empreinte écologique à revoir et à corriger ?
 
connexion  Se connecter
Login (e-mail)  
Mot de passe
 
[ Devenir membre ] [ Retrouver vos identifiants ]
[ votre publicité ci-dessus ]
Les dernières photos
agrandir la photoagrandir la photoagrandir la photoagrandir la photoagrandir la photoagrandir la photo

L’empreinte écologique à revoir et à corriger ?

4008 lectures / 14 commentaires05/01/2009, 16:59
[ recommander Recommander cette actualité à un(e) ami(e) ] [ alerte mail Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualité ]
L’empreinte écologique à revoir et à corriger ?
crédit : NASA
Instaurée dans le concept strictement anthropocentriste induit par la culture monothéiste de l’homme-roi, ce judicieux outil d’évaluation n’a pas tenu compte que nous n’étions pas la seule grande espèce sur Terre. Ce manque de discernement biocentriste fausse la donne puisqu’en raison des interdépendances, il n’est guère possible pour l’animal humain de congédier les autres colocataires de la Maison du Quaternaire et de ne se préoccuper que des espèces qui le nourrissent ou lui font belle la vie. C’est un volet de plus à verser au dossier de notre cécité écologique. Selon ce point de vue écosophique, les calculs devront être reconsidérés.

Sachant que chaque personne exerce un impact précis sur le milieu selon sa façon de vivre (produire sa nourriture, les biens qu'il consomme, en absorber les déchets), le meilleur outil qui ait été imaginé pour mesurer cette consommation de ressources au prorata de la surface nécessaire est l’empreinte écologique. Cet indicateur fut inventé au début des années 1990 par Mathis Wackernagel et William Rees, spécialistes en planification. À partir de cette évaluation, on peut déduire si notre économie respecte ou non les capacités régénératrices planétaires. L'empreinte écologique est évaluée en hectares globaux, c'est-à-dire en hectares biologiquement productifs selon une productivité mondiale moyenne. On peut étudier une telle empreinte pour un individu, une famille, une ville ou une nation, et établir des comparaisons édifiantes. Il est aussi possible et révélateur de l’évaluer sur un secteur écologique, un écosystème, comme celui de la seule forêt à l’échelon mondiale. La terre possède 11,3 milliards d'hectares de surfaces biologiquement productives, comprenant des terres et des surfaces d'eau. En prenant une population de 6 milliards d'hommes, il y a sur Terre 1,8 hectare global disponible par personne de terres et de mers biologiquement productives. Cette surface se restreint au fur et à mesure que la population augmente. Quand l'empreinte par personne est supérieure à 1,8 hectare, on entre en déficit écologique. L'empreinte écologique moyenne est présentement évaluée à 13,5 milliards d'hectares globaux, soit 2,2 hectares par personne. Il y a donc dépassement de 21% par rapport à l'espace disponible et les activités anthropiques consomment déjà largement plus que la capacité de régénération de notre planète. Les pays riches sont évidemment ceux qui présentent les plus grands déficits écologiques. Si les émirats Arabes-unis s’octroient 9,9 hectares par personne, les États-Unis 9,5 hectares et la France 5,8 hectares, le continent Africain ne mobilise qu’1,2 hectare par personne, l’Inde 0,8 hectare et la Somalie 0,4 hectare par personne (Source : rapport planète vivante 2004 du WWF).

Mais le respect des niches écologiques et de l’espace vital propres aux autres grandes espèces n’a pas été prévu dans un tel calcul très utile mais éminemment anthropocentriste. Pour saisir cet aspect des choses, il suffirait d’imaginer notre destin si, à notre instar, gorilles, orangs-outangs, chimpanzés, éléphants, rhinocéros, buffles, girafes, cerfs, chevreuils, sangliers… se taillaient aussi la part du gâteau avec plus de 6 milliards de représentants ! Qu’adviendrait-il de nous ? Nous ne sommes pas la seule espèce à jouir de la biosphère et toutes les espèces sont colocataires dans un mutualisme nécessaire. Il y aurait donc réellement bien moins de 1,8 hectare par humain si notre sagacité écologique se montrait apte à ménager un véritable habitat (lieu de vie) pour les autres animaux que le seul humain, et pas seulement des réserves d’inspiration environnementaliste dans lesquelles on abat les éléphants quand ils sont trop nombreux, ou la technique d’introduire des maladies comme la myxomatose quand le lapin devient une espèce aussi invasive que nous, ou déclarer nuisibles des oiseaux comme le corbeau freux, la corneille noire, l’étourneau sansonnet, l’ibis sacré quand ils commencent à se reproduire avec la même dynamique que les humains. Revendiquer ce 1,8 hectare pour nous seuls, notre décor écosystémique et des animaux de consommation, en expropriant la faune sauvage, n’est donc ni scientifique, ni raisonnable.

Quelqu’un avait récemment fait le calcul suivant. Si sur son 1,8 hectare, l’humain plantait du blé à raison de 2 tonnes par an à l’hectare, selon le rendement actuel moyen d’un peu plus d’une tonne, sa production serait de 1,8 x 2 = 3,6 tonnes de blé... à 160 euros la tonne de blé (moyenne boursière pour les centrales d'achat de l’époque ), son revenu annuel n’attendrait que 576 euros, soit 1,57 euros par jour, donc bien en dessous du seuil de pauvreté. Et de ces 576 euros, il convient de retirer le prix de la chimie incontournable pour booster la production de 1,1 tonne de beaux blés naturels à 2 tonnes du même blé en version pathologique, en stérilisant la terre, en polluant les rivières et en concoctant les petits cancers qui sont désormais partie intégrante de notre culture performante. Mais si cet habitant vivait en autarcie et consommait sa production, il disposerait de 9,8 kilogrammes de blé par jour, soit bien plus qu'il ne peut en consommer, et même en faisant un peu de troc pour l’obtention d’autres aliments, il pourrait donc diminuer sa production pour laisser de la place aux animaux sauvage. Sans agrochimie, la quantité de blé disponible n'attendrait que 5,39 kg / jour / 1,8 hectare. Cet exemple prosaïque révèle bien que le commerce engendre une problématique à l’origine de toutes nos catastrophes, quoi qu’en disent l'OMC, le FMI, la Banque Mondiale, la FAO…, lesquelles institutions se doivent de cautionner la prédation et l'esclavagisme moderne.

Il semblerait que pour s’inscrire dans un réel équilibre naturel et pérenne, l’effectif humain ne devrait pas dépasser tout au plus un milliard, voire seulement 300 millions selon d’autres points de vue. Nous sommes bien loin du chiffre des 2 ou 3 milliards que j’avançais prudemment, sans doute inconsciemment pour ne pas provoquer la pénible levée des boucliers natalistes. Comme nous n’étions que 250 millions en l’an 1, ce qui est proposé n’est qu’un retour « à la normale », très christique qui plus est ! Qu’en serait-il ? Notre espèce vivrait naturellement, écologiquement, ne serait plus mise en danger. La biodiversité serait respectée. Les pollutions biologiques seraient absorbées et neutralisées. Une production naturelle mettrait tout le monde à l'abri des famines et des maladies artificiellement inculquées.

Mais nous avons un faible pour la surpopulation et ses malheurs, pour une vie chaque fois plus invivable et même hypothétique pour nos enfants que nous croyons aimer mais que nous n’engendrons que pour satisfaire aux dogmes des religions révélées (inventées), patriotiques (guerres) et consuméristes (banksters). Engrais chimiques, pesticides, insecticides, herbicides, fongicides, OGM, irradiations alimentaires, recyclage des déchets alimentaires en aliments consommables, aliments de synthèses… Nous permettent peut-être de nourrir 10 ou 20 milliards de personnes. Et encore, pas toutes puisqu’un milliard connaît une famine quasiment programmée par la spéculation et autres perversités « humanistes » des pays du Nord.

Notre surpopulation qui cohabite déjà avec ses cancers correspond à un processus en spirale : nous n’aurons bientôt plus que 800, 400, 200, 50… mètres carrés pour vivre, sur un sol biologiquement mort, dans un décor nu, pollué, galvanisé. Aurons-nous encore la force d’entreprendre d’ultimes guerres d’appropriations et d’exterminations, ou bien signerons-nous ainsi notre autogénocide ?

Dieu a dit à Adam et à Eve : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-là ; ayez autorité sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, sur tout ce qui est vivant et qui remue sur la terre. » (Genèse 1,28). C’est à partir de ce précepte irrationnel que nous avons défini notre sainte empreinte écologique. Elle n’a donc rien d’écologique, comme tout ce qui est environnementaliste.

Actualités connexes

25/10/2006 Empreinte écologique : l’humanité n’y va pas de main morte

Auteur

Michel Tarrier
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de son auteur.

14 commentaires sur cette actualité

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !
commentaire AMOURABI STRASBOURG - 05/01/2009, 17:22
Malheureusement l'être humain n'est pas seulement une espèce de cette planète, mais l'esprit qui est en lui fausse la donne et il est destiné à s'expanser dans l'univers. Il lui faut donc trouver un équilibre entre la nécessaire préservation de son environnement et les nécessité de cette expansion.
commentaire Eléonore Visart Belgique - 05/01/2009, 18:17
LE SCIENTIFIQUE doit "éviter les prévisions inutilement alarmantes lorsque celles-ci ne sont pas étayées par des données suffisantes ou vont au-delà des capacités effectives de prévision de la science". C’est avec ces mots que Benoît XVI s’en est pris, lors de l'assemblée plénière de l’Académie pontificale des sciences, aux "prophètes de malheur" qui ces derniers temps mènent une offensive internationale sans précédent pour annoncer de toutes prochaines situations catastrophiques, environnementales et économiques : d'abord avec le rapport de WWF, ensuite avec le Rapport Stern, et ces jours-ci avec la Conférence de Nairobi sur les changements climatiques.
commentaire Eléonore Visart Belgique - 05/01/2009, 18:35
Mais il manque le début de mon message! Je disais que je me régale à chaque fois que je découvre un article de Michel Tarrier. Il en faudrait beaucoup comme lui pour réveiller la conscience de cette humanité qui chante et danse et continue de procréer sur ce vaisseau terre qui comme le Titanic est en train de sombrer et le comble des autorités religieuse et ici Benoit XVI ose affirmer que le SCIENTIFIQUE....voir mon message précédent
commentaire Gregory loire atlantique - 05/01/2009, 18:48
Je ne sais pas quelle est la "bonne" population mondiale.
Tout ce que je constate, c'est que le niveau actuel est maintenu au prix d'une surconsommation au détriment de notre avenir et de celui des autres espèces, et aussi une agriculture NON durable.
Durant des millénaires, l'Homme a vécu en dessous de 1 milliard d'individus. Il y avait des problèmes écologiques mais plus ou moins localisé.
La surpopulation a décimé des civilisations (civilisation montagnarde autarcique des alpes,...), elle décimera notre société moderne (je ne dis pas l'humanité car cela n'est pas sûr) avec la pénurie énergétique et des ressources naturelles. Qu'en sera t il quand faudra choisir de chauffer ou les habitants de Paris ou ceux de New York?
Mais faites des enfants, reproduisez vous, c'est vrai que si l'on limitait la natalité à 1 enfant par femme pendant quelques générations l'on disparaîtrait..... Après tout, l'Homme est sur la liste rouge des espèces menacées!!!

commentaire delpech Couëron - 05/01/2009, 19:34
Cela fait très longtemps que je considère notre espèce comme un cancer de la planète. Malheureusement, le faits ne démentent pas mes propos. Je souffre de voir la pollution partout où je vais ; je souffre de savoir que je pollue moi-même, sans le vouloir, simplement parce que je ne sais pas vivre autrement que dans un confort hypothétique. Heureusement que je n'ai pas de voiture. Mais mon vélo suit les voies tracées pour l'automobile, donc est tributaire du trafic routier. Si je fais le compte de chaque instant de mon existence, et même s'il me faut seulement un dix millionième de la planète pour survivre, je suis responsable en partie du désordre. Je le sais et ne le réfute pas par des arguments faciles. Alors, je prends sur moi de dépolluer les sites encombrés des déchets de mes semblables, comme peu de nos congénères le font. Je laisse les endroits livrés à la vie sauvage en l'état. Je m'absous ainsi de mes égarements d'humaine. Voilà ce que je peux dire de cette folie destructrice par essence. Nous sommes dans l'exponentiel, avec la courbe de natalité.
commentaire Emmanuel Hussenet, Paris - 05/01/2009, 20:46
Un article fort, dérangeant pour notre confort moral... L'on peut toujours être plus ou moins d'accord sur tel ou tel point, mais nier la gravité de la situation globale est absurde.
Voyageant de longue date dans les régions polaires, j'ai choisi de parler de la rupture des équilibres et de l'incohérence de nos systèmes à travers le devenir des glaces... Le Testament des glaces, connaissez-vous cet essai, paru le mois dernier ? Je ne peux pas vous en recommander la lecture - cela pourrait être vu comme une entreprise bassement commerciale, puisque j'en suis l'auteur ! - mais, si vous voulez, faites un petit tour sur www.reveursdepoles.com

Les constats sont faits. Il faut "agir", tout le monde le dit. Comment? Retrouver le souffle du voyage extérieur et intérieur, le goût de l'aventure. L'aventure qui fait grandir, qui amène la rencontre et qui, seule, permet de vivre dans la plus grande simplicité tout ayant le sentiment de s'élever... Je vois en cette démarche notre dernière chance.

J'anime aussi le Blog de glace (http://blog-de-glace.org/) lieu où je reste attentif à l'état des banquises... Leur disparition - symbole de la disparition de l'inaccessible, du mystère, de la pureté, du sacré - pourrait bien annoncer la nôtre.







commentaire Jean Paris - 06/01/2009, 14:08
Je signale la présence sur le site de la Cité des Sciences d'une série de conférences à écouter du démographe Hervé Le Bras ayant pour thème "démographie et développement durable". Instructif

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/2008_2009/cycles/cycle_288.htm
commentaire kerloen Bretagne - 07/01/2009, 09:04
Pour toutes ses raisons, ma femme et moi ne voulions pas d'enfant, et ironie du sort, cet article de Michel Tarrier est publié le jour de ses 1 ans.
J'aime les animaux, mais il faut avoué que l'élevage d'un petit humain est une expérience singulière.
Pour survivre, celui ci devra effectivement inverser la vapeur, décroissance démographique, simplicité volontaire, végétarisme, et tout cela à moyen, voir court terme...
tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, voila pourquoi , peut etre, un enfant.
commentaire CPIB VANNES - 07/01/2009, 11:47
C'est un grand tort de mettre l'ibis sacré comme espèce invasive :

http://ibisdebretagne.bloguez.com/
commentaire Stéphane LAGASSE BRUXELLES - 07/01/2009, 23:55
Lisez Pierre Rabhi.
commentaire Laurent KYEMBWA résidant à Lubumbashi en RD Congo - 08/01/2009, 12:43
J'admets que l'homme est l'occupant terrestre le plus égocentriste, le moins écophile et le chasseur qui devient suicidaire.
Je ne rejette pas totalement l'empreinte écologique dans sa conception actuelle car dans la nature chacun a un espace d'amour propre à défendre.
Il nous parait raisonable d'intégrer la faune sauvage sur le plan fondamental. Sur le plan pragmatique, cela nous ouvre un travail énorme qui ne doit pas nous distraire de savoir est un occupant qui doit rester au devant de la scène à cause des abus de son intelligence et dans la satisfaction des besoins de sa croissance et de sécurité. ;; Parler du travail énorme revient à penser au dénombrement des autres colocataires, à l'étude spécifique de leurs besoins en espace vital..; On irait aussi jusqu'à penser à l'espace utile pour le loisir de cahque animal, de chaque arbre. .; Enfin, nous risquons de trouver qu'il est temps de s'arrêter et de ne plus se multiplier. Il est important de savoir que l'homme, tout envahisseur qu'il est est le seul locataire qui remet sa progression en larche et soulève la question pour l'intérêt des autres colocataires. N'est-ce-pas déjà un bon élan de solidarité rationnelle! Un philosophe demandait que chacun nettoie devant sa parcelle et la ville sera assez propre. Si chaque colocataire pouvait penser à aménager son environnement , nous arriverions à faire une mise en commun . mais il se fait que nous ne sommes pas les mêmes. Enfin, comme je le disais plus haut, j'approuve ce qui existe tout en encourageant les avancés positives, réalistes et pragmatiques.
commentaire Maiga Bamako - 08/01/2009, 16:28
Le fait que beaucoup de phénomènes naturels dépassent la cmpréhension humaine doit nous amener à prévoir un minimum divin dans le fonctionnement de tout ce qui existe sur la terre.
commentaire DUNOYER , Paris - 12/01/2009, 10:57
Au fond, pour atteindre ces objectifs radieux, un bon génocide régulièrement répété est la vraie solution qui nous permettrait de vivre sur notre hectare de blé dans notre hutte en branchages parfaitement bio.

C'est un objectif grandiose car il faut rapidement faire disparaître 3 milliard d'individus et limiter drastiquement la procréation des survivants.

A propos de nos amies les bêtes, l'auteur n'observe pas assez la population parisienne dans laquelle petit à petit les chiens deviennent plus nombreux que les humains.

Cordialement
commentaire sann montreal - 02/04/2009, 15:35
Ca s'appelle de la sélection naturelle et on est juste pas assez intelligents pour se sortir du cycle. Que des animaux... pas plus brillants qu'une population bactérienne dans un tube à essai, qui apres avoir bouffé tout ce qu'il y avait dans le milieu de culture et avoir terminé sa phase de croissance exponentielle, avoir vécu un petit plateau au sommet de sa courbe de croissance, se met à décliner à grande vitesse car les déchets deviennent plus abondants que les nutiments. Il n'y aura bientôt plus que des cellules mortes, des membranes, des nucléoles, des mitochondries... épars dans un bouillon prêt maintenant à accueillir le premier microorganisme opportuniste capable de s'y faire une niche...écologique. Comme c'est beau la vie
Si vous êtes membre du site, pensez à vous identifier avant de poster votre commentaire
Votre nom et lieu de résidence :



Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question pour enregistrer votre commentaire :

Notre planète s'appelle la
Votre commentaire :
Tout commentaire qui est injurieux, incompréhensible (style SMS), non constructif, promeut des produits ou services, sera immédiatement supprimé.

Page mise à jour le 02/04/2009, 15:35   11 connecté(e)s Mentions légales | © 2001-2009 notre-planete.info - tous droits réservés | Publicité | Contact